
Dès mon arrivée, vision typique (?) d'un pays en développement :
milans noirs et vautours tournoyant autour des minarets, improbables charrettes tirées par des chevaux n'ayant que la peau sur les os, trottoirs ensablés, bus colorés bondés...
Dakar, c'est énorme. Deux millions d'habitants occupent la presqu'île du Cap-Vert, le centre-ville est tout au bout, et partout ailleurs ce sont des banlieues résidentielles, plus ou moins bien selon les quartiers.
Ici tout se vend, tout s'achète. Des vendeurs passent entre les files de taxis coincés dans la circulation pour proposer tout et n'importe quoi. A côté du magasin de vente officiel de puces de portable Alizé, une cinquantaine de vendeurs ont installé des petites cabanes où ils décodent les portables. Le marché du portable a le vent en poupe, ici. Il y a plein de petits boulots. Des vendeurs de fruits à chaque coin de rue.
Le quartier du plateau, au centre-ville, incarne à lui seul les contrastes de la société sénégalaise : au luxe du quartier administratif dans lequel circulent d'imposants et onéreux véhicules tout-terrain,
répond la fièvre du marché Sandaga grouillant de "banas-banas", vendeurs à la tchatche incroyable et aux arguments de vente hallucinants.
